Les AssassinS et les autres...
La plupart des images et photos proviennent d’une collection personnelle que l’on qualifiera d’anonyme pour préserver l’identité d’une personne en vue. Notons qu’il est aussi un ami – membre de la même Fraternité universitaire – du commissaire Jonathan Nat.
Quelques uns des protagonistes
Bien évidemment, nous ne
ferons pas paraitre ici de photos identifiables de Jess Morgan et Sandra Bélize. Ces
images existent mais les gros malheurs vécus par les journalistes qui ont tenté
de les rendre par trop publics ou/et reconnaissables sont très dissuasifs.
En ce qui concerne le commissaire Jonathan Nat et son adjoint
Luc Arno, nous éviterons également de montrer les visages pour des raisons de
confidentialité, presque d’Etat, évidentes aussi.
Le commissaire Jonathan
Nat dans son bureau, au centre, isolé, c’est le big chef ! On
reconnait Luc Arno assis de dos, face au patron, l’oreille mobile, la nuque
attentive.
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Luc Arno à l’entrainement, tireur d’élite et combattant à mains nues expert
Pepita Lopez à treize ans, à droite sur la photo.
L’ennui, avec cette enfant comme avec l’adulte qu’elle sera, ce n’est pas qu’elle vive dans l’illégalité, c’est qu’elle ignore ce que c’est que de vivre dans la légalité.
Ci-dessous la manif en question
Et enfin, Sandra Bélize et Jess Morgan…
Press book des épisodes de la série
Extrait :
Dans ce bistroquet de troisième zone, peu connu de la police
grâce à l’habileté de sa propriétaire, se retrouvaient pour ainsi dire en
famille les complices de Jess Morgan. Des gens bien peu recommandables.
En général, sitôt
poussée la porte, les touristes égarés comprenaient qu’il valait mieux aller
respirer ailleurs un air plus sain et faisaient demi-tour sans demander leur
reste.
Le bar l’Ange Gardien de Pepita Lopez vu du dehors. Accès privé ou, à tout le moins, dissuasif.
Extrait :
Dès que Pépita et Melvin furent sortis du bistrot, le brouhaha
augmenta dans la salle enfumée.
– Eh ben, j’aimerais pas être à sa place. Sûr qu’il va se faire
passer un vache de savon, commenta un consommateur.
– Un savon, tu crois ? ricana son voisin de table. Moi je dirais
plutôt que le patron va lui faire avaler son extrait de naissance.
– Et pourquoi qu’il le
buterait ? reprit le premier. Tu sais quelque chose ?
L’Ange Gardien. Aucun des habitués, propriétaire incluse, ne désirant être pris en photo, ils sont tous derrière l’appareil comme dans une photo de mariage inversée. Notez que, sous cet angle, on ne peut guère imaginer débit de boisson plus calme, quasi quiet.
Extrait :
Il visitait ses parents
dans le Cantal deux fois l’an, à Noël et en Août, puis rentrait dare-dare à Paris.
Le reste de l’année, Nat lui servait de famille et d’ami tout à la fois et cela
convenait à sa nature, en apparence extravertie mais qui ne se liait pas
facilement.
La maison natale de Luc Arno dans le Cantal. Ses parents habitent toujours au premier étage. En bon fils, il leur rend visite aussi souvent que possible. Ce n'est pas très souvent.
Extrait :
Etre employée dans un
bar de nuit, dans un quartier un peu chaud, cela pouvait être très animé et
elle ne détestait pas ; elle savait jouer des poings, du couteau et même
du flingue s’il le fallait. Malheureusement, son service était le premier, aux
heures les moins rentables. Elle tenait le bar de l’ouverture, vers 21 heures,
jusqu’à minuit. Le gérant prenait le relais jusqu’à l’aube, au moment où les
habitués venaient claquer le plus de fric et donnaient les meilleurs
pourboires.
Paris, place Clichy. Pepita Lopez a travaillé un temps dans un bar du coin. Tout a l’air calme, vu d’ici, mais le quartier s’anime dans les coins sombres dès qu’il y a du Jess Morgan dans l’air. Surtout que sa compagne flingue comme une pistolera.
Extrait :
Du barrage, le
commissaire Nat et l’inspecteur Arno observaient l’Austin mini, arrêtée toute
seule au milieu du boulevard.
Un barrage du SIA tente de bloquer Sandra Bélize et Jess Morgan. Barrage forcé malgré quelques plumes froissées. Très déplaisant.
Extrait :
Une fois la course aux renseignement lancée, Sandra Bélize un
peu rassérénée, jeta un coup d’œil critique au décor de leur repaire
souterrain. C’était un endroit sûr mais assez spartiate et elle se voyait mal
rester enfermée ici durant toute la chasse au traître. Cela pouvait prendre du
temps et elle n’avait pas envie de se priver durant des semaines du luxe
qu’elle aimait. C’est pourquoi, après une courte réflexion, elle proposa :
– Si on partait en
voyage ?
Vue intérieure de la base troglodyte secrète des amants terribles. Température constante, silence confortable, pollution réduite, pas de vis-à-vis, c’est cosy, douillet. On y ferait son nid.
Extrait :
Aux quatre cents coups,
le commissaire appuya sur le champignon et rejoignit son domicile en moins de
10 minutes. Il habitait seul au dernier étage d’un petit immeuble bourgeois
dans le 15ème, dans un appartement en attique légué par ses parents. Luc
l’attendait avec impatience sur le palier, revolver au poing, surveillant la
porte à la serrure fracturée.
Salon de l’appartement du commissaire Jonathan Nat. Le joli lustre est celui où un traître, nu et tout à fait mort, sera pendu par un pied par un méchant tueur américain.
Extrait :
A peine arrivé sur le palier, l’anomalie sauta aux yeux de Luc Arno : la porte était close mais les scellés brisés. Et sans précaution aucune. On n’avait pas cherché à faire discret.
Domicile d’Alain Cosquer, banquier défunt car Jess Morgan lui a fait payer cher de l’avoir blessé en se défendant. Où allons-nous si les victimes se rebiffent... L'inspecteur Arno a bien tort de retourner seul sur les lieux du crime, parce que ne dit-on pas que l'assassin y revient toujours ?
Extrait :
Luc était totalement inconscient. Il râlait faiblement et, à
travers le masque à oxygène qu’on lui avait apposé sur le visage, on voyait
perler aux commissures de ses lèvres un filet de salive rougeâtre. Il semblait
plongé dans une sorte de coma.
Jonathan Nat sentit son
cœur se déchirer en apercevant le poignard planté au beau milieu de sa poitrine
comme un défi sanglant.
Couteau extrait de la poitrine de Luc Arno, lame 5 cm, charmant joujou pour un as du lancer d’objets pointus. Notons pour les puristes que ce type d’arme à lame courte sera efficace sur bien des parties du corps humain mais, dans la poitrine, il faudra le planter juste en dessous du sternum pour tuer. On comprend mieux pourquoi, le sternum se situant à des niveaux fort variables selon les individus, il est déconseillé aux policiers en service de travailler torse nu. Pas la peine de désigner la cible aux tueurs surineurs.
Extrait :
Dégageant d’un geste sec
son couteau sans se préoccuper du sang qui giclait de l’horrible blessure, Jess
Morgan se jeta à l’abri d’une pile de caisses et aligna sa mire sur la
porte. Il tira au moment précis où le commissaire Nat émergeait de la
chaufferie. Avec un peu trop de hâte, peut-être, car la balle rebondit en
miaulant sur la paroi de métal et se perdit dans la nuit.
La Gaby, sous son aspect « barge miteuse », cache bien son jeu. A l’intérieur, calme et aménagements luxueux pour une croisière entre confrères diamantaires… Sauf si Jess Morgan passe dans la coin et s’invite sans fioritures.
Extrait :
Il examina longuement
les multiples tuyaux qui sortaient de l’appareil. La chaudière était vraiment
antique et il n’en avait jamais vu de semblable. L’enchevêtrement de tubulures
qui en sortait était extraordinairement complexe.
De tubulures en tubulures, une chatte n’y trouverait pas ses petits et même un Jess Morgan peut commettre des erreurs. Oui, même lui. Avouons cependant que c’était de la belle ouvrage, ces chaudières de marine.
Extrait :
‑ Tu regardes trop à droite. Blue Lagon est juste au bord de la
falaise, derrière les pins. Pars de la petite plage et remonte le long de cette
crête de pierre. Tu verras un bout de terrasse.
Luc suivit ses
indications et, tout à coup, il repéra la splendide villa à demi cachée dans la
verdure. On ne voyait qu’une partie de la terrasse noyée de soleil. Là, une
femme en bikini était allongée sur un transat et son visage disparaissait
derrière un livre.
Extrait :
‑ La première chose que je veux savoir, c’est comment vous avez
découvert cet endroit et qui est au courant. La seconde, comment vous avez
déjoué les alarmes.
Le ton était totalement neutre mais la menace était là, bien
réelle. Il attendit quelques secondes une réponse qui, évidemment, ne vint pas.
Cynique, il annonça alors au commissaire en désignant Luc Arno de la tête :
– Lorsque tu l’entendras
hurler, tu seras tout à coup très pressé de parler, tu verras. Et tu le sais
déjà.
Extrait :
– Je n’en ai eu que
deux, dit Sandra Bélize, dépitée, en abaissant sa carabine Sig Sauer. Ils sont
entraînés aux actions commando parce que les deux autres se sont tout de suite
mis hors d’atteinte le long de la façade. Avec leur équipement, je leur donne
quinze secondes à peine pour réussir à forcer la porte du garage et pénétrer
dans la maison. A moins qu’ils ne soient déjà à l’intérieur…
Extrait :
La lueur des lampes torches troua la sombreur du tunnel. Pour
les quelques mètres qu’on en voyait, l’étroit couloir était désert. Luc grogna
:
‑ Merde, où est‑ce qu’on est ?
– Dans les
« trous du diable », les renseigna Bertrand. Les calanques sont
truffées de grottes et de passages, c’est pour ça qu’on n’avait déjà plus le
droit de construire par ici bien avant la Loi Littoral. Beaucoup de récits pas
si vieux que ça parlent de chèvres, de chiens et même de jeunes pâtres tombés
dans des trous de ce genre et que l’on n’a jamais revus. Encore maintenant, il
y a souvent des chutes de pierre et des éboulements.
Extrait :
Chaque fois qu’un brancard évacuait une victime, un sourd
murmure s’échappait de la foule.
A l’intérieur, le
commissaire Nat, flanqué de Luc Arno, procédait aux premiers interrogatoires.
Les témoins, les survivants plutôt, l’air hagard, répondaient comme des automates.
Ils ne pouvaient s’empêcher de fixer les sinistres taches rouge sombre qui
maculaient le carrelage clair.
Extrait :
Jonathan Nat, Luc Arno et Martin Lejeune observaient la
progression de l’incendie qui gagnait le rez‑de‑chaussée de la ferme mais,
curieusement, dégageait peu de fumée. Étouffées par la poussière des années
d’abandon, les flammes travaillaient en douceur et sapaient le bâtiment de
l’intérieur.
A ce moment, deux coups
de feu, suivis de trois autres en rafale, si rapides qu’ils ressemblaient à un
tir de mitraillette, les firent bondir en dégainant leurs armes.
Cliché pris après l’incendie et la destruction quasi totale de la ferme Malatray où Sandra Bélize procédait en paix à un partage de butin. Mais il y a toujours des empêcheurs de procéder et de partager en paix et l’agression coûta quelques vies. Mais lesquelles ?
Extrait :
Jess Morgan encaissait chaque impact avec un tressaillement et
continuait à serrer obstinément, fixant Jonathan Nat de ses prunelles sans
éclat. Il semblait passé au-delà de tout sentiment humain. Il n’avait plus rien
à perdre à part la vie et, sans la lumière qu’y avait apporté Sandra,
qu’avait-il à en faire ? Mais il ne partirait pas seul et cette sentence sans
appel était inscrite dans son regard lorsqu’il chuchota au commissaire d’un ton
glacé, en bavant du sang :
‑ Tu vas mourir.
Extrait :
Jess Morgan n’aimait pas
les gares. Trop de cohue, trop d’yeux de voyageurs en attente qui dévisageaient
les gens pour passer le temps. Il était impossible de surveiller tout le monde
et difficile de protéger son dos en permanence. Pour un homme traqué par toutes
les polices et qui devait rester sur ses gardes dans tous les lieux publics,
les gares avaient quelque chose de dangereux.
Extrait :
‑ Je partirai quand j’aurai ce que je suis venu chercher : le
mille-pattes, le multiplicateur Pi60 et le conducteur de lumière. Plans et
prototypes, bien sûr.
Étienne s’exclama sans réfléchir :
‑ Non mais, vous plaisantez ou quoi ?
Jess Morgan retroussa les lèvres en une sorte de sourire et
dit :
‑ J’en ai l’air ?
Et puisque tu es là, tu vas me les donner bien gentiment. Comme ça, je gagnerai
du temps et tu auras peut-être une chance de survivre.
A quoi ressemble l’intérieur de la tête d’un inventeur de génie ? A son labo. Quand on sait s’y prendre, on peut mettre les deux à sac et piller leur contenu.
Extrait :
Le commissaire s’arrêta à un pas du bord et cria sans commettre
l’erreur de se pencher :
‑ Ne fais pas l’imbécile ! Tu es fait comme un rat ! Lance
ton pistolet sur le bord !
Pas de réponse. Nat entendit alors un ricanement dans son dos.
Il se retourna vivement. Bébert le regardait avec mépris et lui jeta :
‑ Tu gaspilles ta salive
pour rien, poulet. Il est loin maintenant.
Quand
une fosse de garage devient fosse au tigre avec issue en forme d’entrée des
artistes vers l’arène sanglante.
Extrait :
– Qu’est ce qu’ils ont comme voiture ?
– J’en sais rien. On est venus avec une BMW mais elle a dû
prévoir un véhicule de rechange parce qu’elle a arraché tous les fils
d’allumage et la bagnole est inutilisable. A mon avis, si son cinglé de mec ne
s’en était pas chargé, elle avait déjà dans l’idée de démolir la tienne pour
qu’on reste sans voiture. Ils n’ont plus qu’à filer comme des fleurs.
– Ah ça non, grommela
Nat.
Unique cliché pris un peu par hasard par un militaire du véhicule Hummer H1 qui a permis au couple infernal de s’échapper dans la nuit noire. Pour filer à l’anglaise, mieux vaut s’équiper à l’américaine. Sandra Bélize et Jess Morgan se la jouent guerre du Golfe et ça arrache !
Extrait :
Isolé au milieu d’un
grand terrain cerné de hauts murs, le bâtiment principal était un véritable
labyrinthe de couloirs, pièces et recoins où un seul homme décidé avait le
pouvoir de tenir toute une troupe en échec. Kenneth Wells craignait de devoir
se battre pour chaque mètre de terrain et c’était exactement le contraire de
l’action éclair qu’il avait envisagée.
Toutes les voies ferrées du monde mènent à un cul-de sac, là où se terrent les rats aux dents longues et mortelles. Ne croyez surtout pas que la haine soit de l’amour dévoyé, c’est de la haine, tout simplement. Tant pis pour les psys.
Extrait :
– Le convoi quittera le
terrain d’aviation par le sud et, pour rejoindre la bretelle d’autoroute, il
devra emprunter la départementale sur deux kilomètres. Les derniers 300 mètres
passent au milieu du bosquet et c’est là qu’aura lieu l’attaque. On a mis le
matériel en place cette nuit.
Pillé, raclé, curé, le fourgon plein d’or ? Pas tout à fait. Trop de dégâts et plus de mal que de peur, au final. Vie mortelle, franchement !
Extrait :
– La pièce où sont entreposés les lingots est ici, au centre du
bâtiment. Il existe quatre entrées. Là, celle de la réception et des bureaux,
ici celle des ateliers, là une sortie de secours et enfin, ici, celle qui nous
intéresse, la porte de la chaufferie. C’est par là que nous nous introduirons
dans la place.
‑ Mais les issues doivent être gardées ?
‑ Jour et nuit.
Chez Chapuis, y’a de l’or et qui dit or dit voleurs et qui dit voleurs dit Sandra « Sand » et Jess « Honey ». Comptez vos lingots – 1 kg, à l’ordinaire; la barre à 5 kgs – et même vos lingotins – 500g voire 250g pour les pauvres en économies -, y’a d’la chourave dans l’air, les malfaisants sont là.
Extrait :
Les deux policiers du
SIA discutèrent encore un moment des suites à donner à ce qu’ils venaient
d’apprendre. Puisqu’il semblait évident que la piste était perdue du côté de
Chapuis mais que beaucoup de choses risquaient de se décider à la Tour de Jade,
il leur parut intéressant de s’y rendre incognito pour flairer un peu ce qui s’y
tramait.
Le jade, c’est vert ou blanc pur comme le lys mais jamais rouge hémoglobine sauf quand ça saigne à tout va, quand la malhonnêteté s’en mêle, quand les méchants veulent faire les malins.
Extrait :
Une fois seuls, Jess et Sandra examinèrent le plan puis la jeune
femme déplia une carte d’état-major du quartier, beaucoup plus précise. Chaque
immeuble y était représenté en vue isométrique, ce qui donnait une bien
meilleure idée de la topographie réelle du pâté de maisons. Elle y reporta la
position des guetteurs chinois puis la leur et décréta au bout de quelques
secondes :
– Je vois au moins deux
points faibles dans leur dispositif de surveillance.
En plein coeur du quartier chinois de Paris, là où mieux vaut ne pas avoir les yeux ronds, même de surprise car on se croirait à Shanghai. Aller chercher un natif là-dedans, faut oser ! Ils osent.
Extrait :
– Je me demande si Bao a déjà joué à la roulette russe ? Il
y a longtemps que j’ai envie d’essayer. Je crois qu’il fera un cobaye parfait,
avec les nerfs suffisamment solides pour que le jeu soit amusant. Bon, ça
risque d’être un peu salissant.
Sandra le regarda d’un air surpris. Jess faisant de l’humour,
c’était plutôt rare. Mais en voyant l’expression de son regard, elle rectifia.
Ce n’était pas du tout une plaisanterie et comme l’expérience avait 100% de
probabilités de se terminer par la mort du sujet, elle dit :
‑ Tu crois que
c’est la bonne méthode ? Et si par hasard il était tué par la première
balle avant d’avoir dit quoi que ce soit ?
« Dieu a créé des hommes forts et des hommes faibles, Samuel Colt les a rendus égaux. » Colt Python .357 magnum, double action. Création en 1955. Selon certains, le meilleur revolver jamais mis à la disposition des braves gens.
Extrait :
‑ Tu connais le chemin ?
‑ Oui. En prenant au deuxième feu à droite puis au stop à
gauche, on ne sera plus très loin de l’endroit.
Jess Morgan resta un moment silencieux, concentré sur la
conduite en zigzags qui lui permettait de conserver quelques précieux mètres
d’avance. Il demanda à brûle‑pourpoint :
‑ Comment as‑tu su ?
‑ A cause du panneau indicateur, lâcha Sandra Bélize d’un ton
sourd.
‑ Quel panneau ?
‑ Celui qui n’y est pas,
justement.
Une impasse, une rue sans issue, un piège pour idiots, une idée de flics, en somme… Mais Sandra Bélize connait son Paris dans les recoins des plans et se trouver devant une impasse aurait plutôt tendance à survolter ses cellules grises.
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